Burkina Faso : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans revendique des attaques dans le nord et l’est du pays, faisant plus de 130 morts
Depuis la mi-février, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, a intensifié ses attaques au Burkina Faso. Selon des informations d'organisations non gouvernementales, ces offensives ont causé plus d'une centaine de…
Depuis la mi-février, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, a intensifié ses attaques au Burkina Faso. Selon des informations d'organisations non gouvernementales, ces offensives ont causé plus d'une centaine de morts, incluant des militaires et des civils.
Le GSIM a revendiqué dix attaques depuis le 14 février dans diverses régions du Burkina Faso. Le 15 février, une attaque majeure a ciblé la caserne militaire de Titao, causant des dizaines de morts parmi les soldats et les civils, dont sept commerçants ghanéens. Le même jour, une autre attaque a visé des agents des Eaux et Forêts à Tandjari, entraînant la mort de cinquante agents.
Héni Nsaibia, analyste pour l'organisation ACLED, souligne une coordination élevée dans ces attaques, qui ont causé plus de 130 décès entre le 12 et le 22 février. Ces événements démontrent une intensification des activités terroristes dans le pays.
Depuis la mi-février, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, a intensifié ses attaques au Burkina Faso.
Le Burkina Faso, sous un régime militaire depuis septembre 2022, connaît depuis plus d'une décennie des attaques de groupes affiliés à Al-Qaida et à l'État islamique. Les récentes offensives se concentrent dans le nord et l'est du pays, régions stratégiques pour le GSIM en raison de la présence de sites aurifères et de routes de contrebande.
L'attaque de Tandjari, proche de Fada N’Gourma, illustre une liberté d'action significative pour le GSIM, qui a gagné du terrain dans l'Est. L'armée burkinabée, qui communique rarement sur ces attaques, affirme contrôler 74 % du territoire, correspondant à 600 villages reconquis.
Based on reporting by Le Monde.
