Contrôles de la CAF : on sait enfin comment fonctionne l’algorithme qui veut vous piéger
La Caisse Nationale d'Allocations Familiales (CNAF) a récemment publié le code source de son algorithme de datamining, DMDE 2026 (DataMining Données Entrantes). Cet outil statistique est conçu pour analyser les dossiers des allocataires afin d'évaluer…
La Caisse Nationale d'Allocations Familiales (CNAF) a récemment publié le code source de son algorithme de datamining, DMDE 2026 (DataMining Données Entrantes). Cet outil statistique est conçu pour analyser les dossiers des allocataires afin d'évaluer les risques de trop-perçus ou de moins-perçus, entraînant potentiellement une régularisation. Depuis janvier 2026, l'algorithme cible uniquement les cas où l'erreur potentielle dépasse 600 € sur au moins six mois. Il ne concerne qu'une fraction des 31,5 millions de vérifications annuelles de 2024, offrant ainsi des assurances aux bénéficiaires préoccupés par le profilage.
La publication de cet algorithme vise à répondre aux critiques sur l'opacité des systèmes automatisés publics. Les variables, pondérations, et critères d'exclusion sont désormais disponibles sur le site officiel de la CAF , permettant des audits indépendants et des analyses approfondies. Depuis mars 2025, un comité d'éthique pluridisciplinaire examine chaque projet algorithmique lié à la CAF pour identifier les biais potentiels et éviter les dérives, conformément à une charte stricte.
L'algorithme DMDE ne prend pas de décisions autonomes mais fournit un score indicatif, validé ensuite par un agent humain en tenant compte de contraintes opérationnelles. Pour prévenir les discriminations systémiques, aucune donnée sensible n'est utilisée : nationalité, sexe, adresse précise, quartier de résidence, etc., sont anonymisés, y compris le traçage comportemental.
La Caisse Nationale d'Allocations Familiales (CNAF) a récemment publié le code source de son algorithme de datamining, DMDE 2026 (DataMining Données Entrantes).
Situation d’activité du responsable de dossier et de son conjoint Présence d’au moins un enfant âgé de plus de 19 ans dans le foyer Activité des enfants Présence d’une tutelle morale Montant moyen de prestations perçues sur les 12 derniers mois Montant moyen d’allocations familiales perçues sur les 12 derniers mois Montant moyen de complément familial perçu sur les 12 derniers mois Montant moyen de prime d’activité perçue sur les 12 derniers mois Montant moyen de RSA perçu sur les 12 derniers mois Niveau de revenu (par rapport au Smic) Présence d’abattements ou de neutralisation appliqués dans le dossier sur les 24 derniers mois Présence de pension alimentaire dans les déclarations trimestrielles sur les 24 derniers mois Changements dans la pratique d’une activité non salariée sur les 24 derniers mois Fait générateur de confirmation de logement étudiant Projet d’accompagnement Fait générateur de volet social lié au Complément mode de garde (CMG) Nombre de changements de droit au RSA sur les 24 derniers mois
Pour évaluer le risque, l'algorithme analyse des faits objectifs et mesurables tels que l'activité professionnelle, la composition familiale, les montants perçus, la présence d'enfants majeurs, et les récents changements de statut. Parmi les 31,5 millions de contrôles réalisés en 2024 pour 6,4 millions d'allocataires , le datamining est utilisé dans moins de 1% des cas (environ 166 000). La majorité des vérifications découle d'incohérences relevées par des organismes tiers ou de dénonciations.
Based on reporting by Journal du Geek.
