Election en Côte d’Ivoire : Amnesty International appelle les autorités à « arrêter de réprimer » les manifestations
Amnesty International a demandé aux autorités ivoiriennes de cesser la répression des manifestations et de libérer les personnes détenues, jeudi 16 octobre, à l'approche de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre. Le climat politique en Côte…
Amnesty International a demandé aux autorités ivoiriennes de cesser la répression des manifestations et de libérer les personnes détenues, jeudi 16 octobre, à l'approche de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre. Le climat politique en Côte d'Ivoire est tendu, notamment en raison du rejet des candidatures de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam par le Conseil constitutionnel. Toutes les manifestations contestant ces décisions sont interdites.
Amnesty a déclaré que les autorités doivent arrêter la répression des manifestations pacifiques et protéger le droit de manifester. Des mouvements de protestation, tels que des manifestations et blocages de routes, ont eu lieu dans certaines localités, notamment dans les bastions de l'opposition.
Selon la police, un homme a été tué par balle par des individus non identifiés lundi à Bonoua. Le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) a affirmé que cette mort était due à un tir des forces de l'ordre, et qu'un bébé de moins de 2 ans est mort étouffé par des gaz lacrymogènes à Adzopé.
Amnesty International a demandé aux autorités ivoiriennes de cesser la répression des manifestations et de libérer les personnes détenues, jeudi 16 octobre, à l'approche de l'élection présidentielle prévue le 25 octobre.
Samedi, le Front commun, composé du PPA-CI et du parti de Tidjane Thiam, a appelé à une grande marche à Abidjan, qui a été interdite par les autorités pour maintenir l'ordre public. Cette manifestation a été dispersée par des gaz lacrymogènes. Les manifestants protestaient également contre un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Entre samedi et dimanche soir, 710 personnes ont été arrêtées selon une source sécuritaire. Le ministre de l'intérieur, Vagondo Diomandé, a déclaré que ceux arrêtés lors de manifestations non autorisées répondront devant la loi.
Marceau Sivieude, directeur régional d'Amnesty pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, a déclaré que toute personne détenue pour avoir exercé pacifiquement ses droits humains doit être libérée immédiatement. Les détenus doivent pouvoir consulter un avocat rapidement, et leurs familles doivent être informées rapidement. Les autorités sont exhortées à publier des informations sur les arrestations et les chefs d'accusation retenus.
L'opposition a appelé à une nouvelle marche nationale, dont la date reste à déterminer. Laurent Gbagbo doit s'exprimer dans les prochains jours.
Based on reporting by Le Monde.
