La RDC et le M23 s’accordent sur un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe antigouvernemental du Mouvement du 23 Mars (M23) ont convenu, le mardi 14 octobre à Doha, d'un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dans l'est du pays, selon les autorités…
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe antigouvernemental du Mouvement du 23 Mars (M23) ont convenu, le mardi 14 octobre à Doha, d'un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dans l'est du pays, selon les autorités qataries. Cette région, riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, connaît des conflits depuis plus de trente ans. Les tensions ont augmenté au début de l'année avec le M23, soutenu par Kigali, prenant le contrôle des grandes villes de Goma et Bukavu.
En juillet, Kinshasa et le M23 ont signé une déclaration de principes pour un « cessez-le-feu permanent » après un accord de paix entre la RDC et le Rwanda signé à Washington fin juin. Toutefois, les combats ont persisté, avec des affrontements violents entre le M23, l'armée congolaise et des milices locales, entraînant des accusations mutuelles de violation de l'accord.
Mardi, un « accord pour un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, facilité par le Qatar » a été signé, comme l'a annoncé le ministère des Affaires étrangères qatari. Ce mécanisme visera à « superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent, enquêter sur les violations signalées, et faciliter la communication entre les parties pour éviter la reprise des hostilités » .
Cette région, riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, connaît des conflits depuis plus de trente ans.
Structure du Mécanisme de Surveillance
Le mécanisme inclura un nombre égal de représentants du gouvernement congolais et du M23. Ils se réuniront à la demande de l'une des parties en cas de violations signalées. Le Qatar, les États-Unis et l'Union africaine pourront y participer en tant qu'observateurs, et la mission des Nations unies en RDC (Monusco) fournira un appui logistique. La première réunion est prévue dans les sept jours suivant la création du comité.
Doha a qualifié la mise en place de ce comité de suivi d' « étape cruciale vers le renforcement de la confiance et la conclusion d'un accord de paix global » . Le porte-parole du M23, Lawrence Kanuyka, a décrit cette avancée comme « significative » .
Le président congolais Félix Tshisekedi a récemment invité le président rwandais Paul Kagame à collaborer pour parvenir à « la paix des braves » dans l'est. L'armée congolaise a exhorté les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à déposer les armes, une disposition clé de l'accord de paix signé en juin à Washington.
Based on reporting by Le Monde.
