« Le droit à disposer de ses richesses » : la France perd l’accès à l’un des plus grands gisements d’uranium au monde
## Réorganisation du Secteur Minier au Niger
Réorganisation du Secteur Minier au Niger
Le gouvernement du Niger a annoncé une réorganisation de son secteur minier, notamment en ce qui concerne la production d'uranium. À partir de maintenant, l'uranium extrait de la mine de Somaïr sera vendu directement sur le marché international. Cette mine, auparavant exploitée par le groupe français Orano, détenu à 90 % par l'État, est l'une des principales du pays.
L'uranium est un élément crucial pour le fonctionnement des réacteurs nucléaires, et le Niger représente environ 4 à 5 % de la production mondiale, selon l'Agence de l'approvisionnement d'Euratom (ESA).
Impact sur les Relations Franco-Nigériennes
La relation entre le Niger et la France a été affectée après le coup d'État de juillet 2023. Le nouveau régime militaire au Niger remet en question les accords de coopération existants, avec pour objectif de reprendre le contrôle des ressources nationales. En conséquence, Orano a perdu son permis d'exploitation d'Imouraren, et la mine de Somaïr a été nationalisée en juin 2024.
Le gouvernement du Niger a annoncé une réorganisation de son secteur minier, notamment en ce qui concerne la production d'uranium.
Orano a déclaré que ces actions violent plusieurs accords contractuels et a initié une procédure d'arbitrage international. L'entreprise a également exprimé des inquiétudes concernant la sécurité du transport de l'uranium.
Ce changement s'inscrit dans un mouvement plus large dans le Sahel, où plusieurs gouvernements cherchent à reprendre le contrôle de leurs ressources minières. Avec la diversification des partenaires du Niger, notamment vers l'Iran et la Russie, la France perd un approvisionnement stratégique pour son secteur nucléaire.
Le Niger vendra dorénavant lui-même l'uranium de la mine Somaïr, mettant fin au contrôle d'Orano. La junte militaire souhaite reprendre le contrôle des ressources nationales, remettant en question les accords passés avec Orano. Ce changement s'inscrit dans une tendance régionale où les pays du Sahel cherchent à contrôler leurs ressources minières.
Based on reporting by Presse-citron.
