Au Burkina Faso, deux journalistes et trois magistrats « enlevés » ou « portés disparus »
Le lundi 13 octobre, deux journalistes de quotidiens privés au Burkina Faso, ainsi que trois magistrats de la cour d'appel de Ouagadougou, ont été signalés comme « enlevés » ou « portés disparus », selon des informations obtenues auprès d'une source…
Le lundi 13 octobre, deux journalistes de quotidiens privés au Burkina Faso, ainsi que trois magistrats de la cour d'appel de Ouagadougou, ont été signalés comme « enlevés » ou « portés disparus », selon des informations obtenues auprès d'une source médiatique, d'un proche et d'une source judiciaire.
Au Burkina Faso, sous le régime militaire issu d'un coup d'État en septembre 2022 dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, des accusations de répression contre des personnalités hostiles au pouvoir ont été soulevées. Des journalistes et leaders de la société civile ont été libérés après avoir été enlevés ou arrêtés et mobilisés de force pour combattre les djihadistes. Selon le quotidien L’Observateur Paalga , Ousséni Ilboudo, directeur des rédactions, a été emmené par des individus se présentant comme membres de l'Agence nationale du renseignement (ANR).
Un autre journaliste, Michel Nana, rédacteur en chef adjoint de Le Pays , a également été signalé comme enlevé par des hommes en civil, probablement de l'ANR.
Au Burkina Faso, sous le régime militaire issu d'un coup d'État en septembre 2022 dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, des accusations de répression contre des personnalités hostiles au pouvoir ont été soulevées.
Deux magistrats de la cour d'appel de Ouagadougou ont été enlevés, et un autre est porté disparu. Urbain Méda et Benoît Zoungrana ont été enlevés respectivement vendredi et dimanche, tandis que Seydou Sanou est porté disparu depuis samedi. En parallèle, des dizaines d'officiers, dont l'ancien chef d'état-major de la gendarmerie Evrard Somda, ont été arrêtés, accusés de « complot » ou de « tentative de déstabilisation des institutions républicaines ».
Reporters sans frontières (RSF) a condamné ces interpellations et exigé la libération immédiate des journalistes concernés, affirmant qu'il s'agit d'une atteinte à la liberté de la presse.
Based on reporting by Le Monde.



