L’Afrique de l’Ouest, terrain de jeu des cybercriminels
Le 8 février, Air Côte d'Ivoire a subi une cyberattaque par rançongiciel, entraînant l'exfiltration et le chiffrement de 208 gigaoctets de données sensibles. Face à son refus de payer la rançon, les attaquants ont rendu publiques ces données le 23…
Le 8 février, Air Côte d'Ivoire a subi une cyberattaque par rançongiciel, entraînant l'exfiltration et le chiffrement de 208 gigaoctets de données sensibles. Face à son refus de payer la rançon, les attaquants ont rendu publiques ces données le 23 février.
Cette attaque est de type « double extorsion » , où les pirates volent et chiffrent les données, exigeant une rançon pour éviter leur divulgation et pour le décryptage des données.
Il s'agit de la deuxième cyberattaque majeure en Côte d'Ivoire, après celle de 2023 touchant les forces de l'ordre. Étant donné la portée internationale de la compagnie, les conséquences pourraient être importantes pour l'Afrique de l'Ouest et du centre, ainsi que pour l'Afrique du Sud, le Maroc et la France.
Le 8 février, Air Côte d'Ivoire a subi une cyberattaque par rançongiciel, entraînant l'exfiltration et le chiffrement de 208 gigaoctets de données sensibles.
L'attaque a été revendiquée par le groupe Inc Ransom, actif depuis deux ans, avec environ 680 victimes à son actif. Le 19 février, le groupe a inscrit la compagnie sur son site du dark Web. Les données compromises incluent des informations financières, des données relatives aux ressources humaines, des contrats, et des informations personnelles de passagers datant d'au moins 2012.
Dans un communiqué du 20 février, Air Côte d'Ivoire a assuré la continuité de ses vols et a indiqué prendre des mesures pour limiter les effets de la fuite de données, en collaboration avec l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).
Cet incident s'ajoute à une série d'attaques similaires en Afrique de l'Ouest. Début février, le Sénégal a subi une attaque sur la Direction de l'automatisation des fichiers, perturbant temporairement la production de cartes d'identité. En octobre 2025, la Direction générale des impôts et domaines sénégalaise avait également été victime d'une attaque, avec l'exfiltration d'environ un téraoctet de données.
Based on reporting by Le Monde.



