Le Kenya va rouvrir sa frontière terrestre avec la Somalie après quinze ans de fermeture
La frontière terrestre entre le Kenya et la Somalie, fermée depuis quinze ans en raison d'attaques islamistes répétées au Kenya par des combattants islamistes somaliens, va rouvrir en avril, a annoncé le président kényan, William Ruto, le jeudi 12…
La frontière terrestre entre le Kenya et la Somalie, fermée depuis quinze ans en raison d'attaques islamistes répétées au Kenya par des combattants islamistes somaliens, va rouvrir en avril, a annoncé le président kényan, William Ruto, le jeudi 12 février 2026.
En mai 2023, les deux pays avaient convenu d'une réouverture graduelle de leur frontière terrestre commune de 700 kilomètres. Cependant, le Kenya avait reporté le processus après des attaques en juillet qui ont causé la mort de cinq civils et huit policiers, attribuées aux Chabab, affiliés à Al-Qaida, en lutte contre les autorités de Mogadiscio depuis deux décennies.
Un projet similaire de réouverture avait été annoncé un an plus tôt lors de discussions entre le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud et l'ancien président kényan Uhuru Kenyatta, sans toutefois se concrétiser. Le Kenya participe à la force de l'Union africaine en Somalie, en lutte contre l'insurrection islamiste. Toutefois, les relations entre les deux pays sont complexes.
En mai 2023, les deux pays avaient convenu d'une réouverture graduelle de leur frontière terrestre commune de 700 kilomètres.
La Somalie a souvent accusé le Kenya d'ingérence, tandis que le Kenya a reproché à Mogadiscio d'utiliser ces accusations pour détourner l'attention de ses problèmes internes. Les relations diplomatiques avaient été rompues en décembre 2020 et rétablies en août 2021.
Les deux pays se sont également disputés au sujet du tracé de leur frontière maritime dans l'océan Indien . En octobre 2021, la Cour internationale de justice a donné raison à la Somalie, lui accordant une vaste zone de 100 000 kilomètres carrés riche en ressources. Le Kenya a rejeté cette décision.
Based on reporting by Le Monde.



