Un mégaprojet gazier relancé au Mozambique, après une pause de cinq ans
Le 29 janvier, TotalEnergies a annoncé la reprise de son projet gazier Mozambique LNG, suspendu depuis 2021 à la suite d'une attaque djihadiste. Le projet, évalué à 20 milliards de dollars, est situé dans la province de Cabo Delgado, à la frontière avec…
Le 29 janvier, TotalEnergies a annoncé la reprise de son projet gazier Mozambique LNG, suspendu depuis 2021 à la suite d'une attaque djihadiste. Le projet, évalué à 20 milliards de dollars, est situé dans la province de Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie. Sa reprise a été conditionnée à une compensation de 4,5 milliards de dollars et à une extension de la concession de dix ans.
TotalEnergies détient 26,5 % du projet Mozambique LNG, qui devrait entrer en production en 2029. Plus de 4 000 travailleurs sont actuellement sur place, dont 80 % sont Mozambicains. Le projet est présenté comme le plus grand investissement privé dans les infrastructures énergétiques en Afrique, avec des perspectives de création d'emplois et de contribution à l'exportation mondiale de gaz naturel liquéfié.
Initialement soutenu par un financement de 15,4 milliards de dollars en 2020, le projet a perdu les soutiens financiers britannique et néerlandais en 2025. Les partenaires de Mozambique LNG ont décidé d'apporter des fonds propres pour remplacer ces contributions, soit environ 10 % du financement initial.
Le 29 janvier, TotalEnergies a annoncé la reprise de son projet gazier Mozambique LNG, suspendu depuis 2021 à la suite d'une attaque djihadiste.
TotalEnergies fait face à des procédures judiciaires en France, notamment pour homicide involontaire et complicité de crimes de guerre. Ces poursuites font suite à des incidents liés à la sécurité des sous-traitants et à des accusations contre des soldats mozambicains. TotalEnergies a rejeté ces accusations.
Des organisations environnementales critiquent le projet comme une « bombe climatique » , soulignant ses potentiels impacts négatifs sur l'environnement et ses avantages limités pour les Mozambicains, qui sont majoritairement sous le seuil de pauvreté.
Based on reporting by Le Monde.



